Les problèmes du personnel d’Uber

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Le manque de respect

Chez la compagnie Uber, depuis un certain temps, il y a plusieurs chauffeur(e)s qui, relativement à l’attitude de leur employeur, soulèvent des préoccupations en matière de santé et sécurité au travail, de rémunération et de harcèlement pendant les heures de travail. En deux mots, ils ont l’impression que l’employeur fait la sourde oreille quant à leurs soucis et à leur bien-être.

La situation quant à la rémunération

Au cours de la semaine, il arrive souvent aux chauffeur(e)s qui travaillent pour Uber de devoir attendre en tout une bonne centaine d’heures, en faisant la file, le temps qu’on leur commande une course. Dans ces conditions, au final, plusieurs d’entre eux sont rémunérés largement en deçà du salaire minimum. C’est pourquoi nous demandons à Uber de respecter la loi sur le salaire minimum telle qu’elle est dans toute province où la compagnie est présente.

Les lacunes quant à la santé et à la sécurité au travail

Parmi les chauffeur(e)s qui travaillent pour Uber, il y en a plusieurs qui se font harceler ou agresser par la clientèle. Ceux-ci ne pouvant guère compter sur le moindre soutien, les chauffeur(e)s de la compagnie ne se sentent pas en sécurité au travail. S’ils y ont un accident, ils ne reçoivent pas d’indemnisation, ce qui a pour effet de les priver de toute source de revenu pendant une période plus ou moins longue.

Le caractère injuste du dispositif d’évaluation des chauffeur(e)s

Chez la compagnie Uber, toute ou tout chauffeur(e) risque de se faire éliminer de la liste des chauffeur(e)s actifs si sa cote d’évaluation passe en deçà d’un certain seuil. Malheureusement, dans bien des cas, c’est sans qu’il n’y ait d’enquête que cette élimination se produit. Tel qu’il est conçu, le dispositif d’évaluation des chauffeur(e)s d’Uber a pour effet de défavoriser celles et ceux qui refusent de faire fi du code de la sécurité routière ou des règlements municipaux pour satisfaire une partie de la clientèle. De fait, c’est en particulier à cause des cotes attribuées par les clientes et les clients agissant ainsi d’une manière déraisonnable et des plaintes que formulent ces dernières et ces derniers sous prétexte qu’ils sont insatisfaits que la ou le chauffeur(e) qui travaille pour Uber peut se retrouver au chômage et tout à fait sans revenu.

La place de stationnement en attente et la position dans une file à l’aéroport

Quand on est chauffeur(e) pour Uber, on est dans l’obligation de stationner en attente dans une zone qui est précisément destinée aux véhicules dont se servent les chauffeur(e)s offrant un service de ce genre. Il en est ainsi partout au Canada. Or, dans bien des cas, on n’y a pas accès aux toilettes, la zone de stationnement en étant dépourvue. Si l’on quitte la zone en question, on risque d’en perdre la place qu’on occupe dans la file de véhicules, ce qui fait qu’on se retrouve à travailler un certain nombre d’heures sans en recevoir de rémunération

L’absence d’avantages sociaux et de tout régime de retraite

Depuis quelques années, le nombre de personnes qui se tournent vers l’économie du partage pour trouver du travail va croissant. Or, la compagnie Uber a beau être multimilliardaire, elle n’offre pour ainsi dire rien à son personnel en fait d’avantages sociaux, d’indemnités de congé annuel, de primes d’heures supplémentaires ni de retraite pour ses chauffeur(e)s.