L’Organisation internationale du travail adopte le tout premier recueil de directives pratiques du secteur de l’aquaculture
Genève (Suisse) – Le 10 juin 2026 – L’Organisation internationale du travail (OIT) a adopté un nouveau recueil de directives pratiques sur la santé et la sécurité au travail dans l’aquaculture, une étape importante vers l’amélioration des conditions de travail dans l’un des secteurs de production alimentaire connaissant la croissance la plus rapide au monde.
L’aquaculture emploie directement plus de 20 millions de personnes à travers le monde et fournit désormais la moitié de tous les poissons consommés mondialement. Plusieurs travailleurs et travailleuses font face à de sérieux risques en matière de santé et de sécurité, que ce soient des machines dangereuses, des expositions à des produits chimiques, des températures extrêmes ou les dangers de la nature sauvage. Lors de la réunion des experts sur un recueil de directives pratiques sur la SST dans le secteur de l’aquaculture, tenue du 4 au 8 mai dernier, les représentant(e)s ont adopté le tout premier code de pratique dédié à l’amélioration de la santé et de la sécurité du secteur.
Cette réunion d’experts a réuni des représentants gouvernementaux, des employeurs et des travailleur(euse)s de partout dans le monde pour finaliser les directives pratiques visant à réduire les blessures, les maladies et les décès dans les opérations de l’aquaculture. La délégation de travailleur(euse)s, coordonnée par la Division des travailleurs du secteur des produits de la mer de l’UITA, incluait des experts des syndicats affiliés de cinq continents, dont Craig Walsh, directeur de l’Est des TUAC Canada.
Le recueil nouvellement adopté a pour but de devenir une référence mondiale pour les décideurs, les entreprises, les fermiers, les inspecteurs du travail et les syndicalistes dans tout le secteur de l’aquaculture.
« Nous avons cruellement besoin du recueil de directives pratiques partout dans le monde pour améliorer la santé et la sécurité dans le secteur en pleine croissance de l’aquaculture », soutient Craig Walsh. « Il aidera à donner le pouvoir aux syndiqué(e)s de se battre pour de meilleures normes dans les industries d’aquaculture mondialement. L’aquaculture peut être un métier extrêmement dangereux et nous espérons que ce recueil sera adopté dans les pays du monde, dont au Canada. »
« Les normes de l’OIT sont tellement importantes en tant qu’outils avec lesquels les syndicats peuvent échanger des connaissances et élever les normes dans l’industrie », explique James Wilson Ritchie, vice-président du groupe de travailleur(euse)s. « En discutant avec les travailleur(euse)s en général, il est très important de pouvoir les informer sur les normes internationales qui s’appliquent à leur travail. Ce recueil de directives pratiques est un très bon code de pratique. Je crois qu’il contient de très bonnes clauses pour améliorer et protéger la santé et la sécurité des travailleur(euse)s vulnérables dans une industrie qui est intrinsèquement dangereuse, mais qui n’a pas à être dangereuse. »
L’entente arrive à un moment décisif pour l’aquaculture mondiale, qui emploie des millions de travailleur(euse)s dans le monde et continue de croître rapidement en réponse à la hausse de la demande alimentaire.
Tous les jours, les travailleur(euse)s de l’aquaculture font face à de sérieux risques de santé au travail, que ce soient des surfaces glissantes, des machines dangereuses, des conditions météorologiques extrêmes, des expositions aux produits chimiques ou les dangers de la nature sauvage.
Le nouveau recueil de directives pratiques présente des conseils pratiques dans le but de protéger les travailleur(euse)s de l’aquaculture dans le mondeen faisant la promotion de la prévention, en réduisant les risques au travail et en prévenant les accidents, les blessures, les maladies, les décès et les autres incidents dangereux au travail.
Il s’agit un moment charnière pour le secteur de l’aquaculture, marquant le premier cadre détaillé international dédié précisément à la sécurité et à la santé au travail dans l’aquaculture.

